Washington attend la réponse de l’Iran pour éviter une nouvelle escalade
Donald Trump évoque des « progrès majeurs » vers un accord de paix, tandis que le détroit d’Ormuz demeure au cœur des tensions mondiales.
Les États-Unis attendent jeudi une réponse officielle de Téhéran à leur dernière proposition visant à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient et à rouvrir le stratégique détroit d’Ormuz.
Après avoir évoqué de « très bonnes discussions au cours des dernières 24 heures », Donald Trump a déclaré mercredi qu’un accord de paix avec l’Iran demeurait « très possible », tout en maintenant la menace d’une reprise des bombardements si les négociations échouaient.
La veille, le président américain avait annoncé la suspension temporaire de l’opération militaire récemment lancée par Washington. Cette décision vise à permettre à des centaines de navires immobilisés dans le Golfe de traverser le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle au commerce mondial du pétrole et du gaz.
Depuis le début du conflit, le 28 février, l’Iran contrôle étroitement ce passage stratégique, provoquant d’importantes perturbations économiques à l’échelle internationale. La guerre a déjà fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et accentué les inquiétudes sur les marchés mondiaux.
Selon plusieurs informations relayées par les médias américains, le projet d’accord actuellement étudié prévoirait un moratoire iranien sur l’enrichissement nucléaire. En échange, les États-Unis accepteraient de lever certaines sanctions économiques et de débloquer plusieurs milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés à l’étranger. Les deux pays lèveraient également les restrictions entourant le transit maritime dans le détroit d’Ormuz.
Malgré des accusations de « tentative de reddition imposée » formulées par Téhéran, l’Iran n’a pas fermé la porte aux discussions. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a confirmé que son pays « examinait toujours le plan et la proposition américaine ».
Par ailleurs, selon NBC News, le changement de stratégie de Donald Trump concernant l’escorte militaire des navires dans le détroit d’Ormuz serait lié au refus de l’Arabie saoudite d’autoriser les forces américaines à utiliser son espace aérien et ses bases militaires pour cette opération.
Alors que les négociations se poursuivent, la communauté internationale suit de près l’évolution du dossier, consciente qu’un accord pourrait éviter une nouvelle flambée des tensions dans une région déjà profondément fragilisée.

