Québec renforce la place du français pendant que l’Allemagne bonifie son offre de sous-marins au Canada
Le gouvernement québécois veut imposer davantage le français dans la formation des nouveaux arrivants, tandis que Berlin accélère sa proposition dans la course au contrat militaire canadien.
Le gouvernement québécois veut imposer davantage le français dans la formation des nouveaux arrivants, tandis que Berlin accélère sa proposition dans la course au contrat militaire canadien.
L’Allemagne améliore son offre de sous-marins pour séduire Ottawa
Parallèlement, l’Allemagne renforce sa proposition dans la course au contrat canadien visant l’acquisition de 12 nouveaux sous-marins de patrouille. Le constructeur naval allemand Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS) promet désormais des livraisons plus rapides et met de l’avant des engagements d’investissement dans de grands projets d’infrastructure au Canada.
Ottawa doit choisir son fournisseur d’ici la fin du mois de juin. Afin de mieux rivaliser avec la société sud-coréenne Hanwha, qui propose depuis le départ un calendrier de livraison plus ambitieux, TKMS a revu son offre.
Selon des informations obtenues par Radio-Canada, l’entreprise allemande affirme maintenant être en mesure de livrer ses quatre premiers sous-marins dès 2036, soit deux ans plus tôt que prévu initialement.
Pour atteindre cet objectif, TKMS prévoit réorganiser son carnet de commandes. Des sources indiquent que l’Allemagne et la Norvège ont accepté de céder chacune un sous-marin déjà commandé afin qu’ils soient plutôt destinés au Canada.
Une vision de partenariat
Le président-directeur général de TKMS, Oliver Burkhard, soutient que cette flexibilité démontre la volonté de son entreprise de faire du Canada un partenaire à part entière du consortium.
« Je ne vends pas seulement des sous-marins », a-t-il déclaré en entrevue à Radio-Canada. « En adaptant l’échéancier de livraison, nous voulons montrer que le Canada serait traité sur un pied d’égalité avec l’Allemagne et la Norvège. »
La ministre d’État norvégienne à la Défense, Marte Gerhardsen, a également insisté sur cet esprit de collaboration.
« C’est une approche de solidarité. Si le Canada a besoin de soutien, il ne sera pas seul », a-t-elle affirmé.
Le Québec veut renforcer la place du français dans la formation des nouveaux arrivants.
Le ministre responsable de la Langue française, Jean-François Roberge, entend resserrer les règles concernant les allophones et les anglophones non admissibles à l’enseignement en anglais qui choisissent de suivre une formation professionnelle ou une formation générale aux adultes dans cette langue.
Selon le cabinet du ministre, qui s’appuie sur des données du ministère ainsi que de l’Institut de la statistique du Québec, cette mesure vise à combler une faille du système actuel et à garantir que les nouveaux arrivants reçoivent leur formation en français. Une fois la loi adoptée, près de 27 000 personnes seraient concernées par cette obligation.
Les données gouvernementales indiquent également que la fréquentation d’établissements francophones favorise davantage l’intégration au marché du travail en français. En 2024, environ quatre anglophones sur cinq ayant étudié dans une école francophone utilisaient ensuite le français dans leur milieu professionnel. À l’inverse, seulement un anglophone sur cinq formé dans une institution anglophone employait principalement le français au travail.



