Quand le peuple refuse la peur
Une mobilisation massive pour défendre les libertés et rappeler une vérité fondamentale : le pouvoir appartient aux citoyens.
J’entends beaucoup d’entre vous dire à quel point vous êtes épuisés par les coups constants d’un régime que vous jugez tyrannique, marqué par la violence, ici comme à l’étranger.
Je ressens la même chose.
Mais rappelons-nous — comme je me le répète à moi-même — qu’aucune tyrannie ne peut triompher tant que les citoyens refusent de s’y soumettre.
Dans six jours, samedi prochain, à l’occasion de la troisième journée « No Kings Day », nous affirmerons ce refus. Nous descendrons dans la rue, plus nombreux que jamais, pour dénoncer ce régime.
Cela ne suffira pas, à lui seul, à renverser Trump. Mais cela enverra un message clair aux élus des deux partis : l’opposition est profonde, massive, et déterminée. Et ce message est essentiel pour leur donner le courage de lui résister.
Cette mobilisation nous rappellera aussi que nous ne sommes pas seuls. Elle fera naître autour de nous un sentiment d’espoir et de détermination.
Elle montrera que nos communautés refusent de vivre sous un État policier. Que nous n’accepterons pas que des personnes soient arrêtées et emprisonnées sans respect des lois.
Elle renforcera notre courage pour nous opposer à la guerre, aux attaques contre l’environnement et la santé publique, et aux tentatives de limiter la liberté d’enseigner, d’informer et de s’exprimer.
Notre marche montrera clairement que nous ne serons pas réduits au silence.
Nous continuerons à bâtir une résistance, à faire grandir ce mouvement, et dans les mois à venir, nous participerons massivement aux élections pour reprendre le contrôle du Congrès avec des représentants prêts à défendre la démocratie.
En agissant ainsi, nous rendons hommage à toutes les victimes, aux personnes blessées ou décédées, et à celles qui vivent dans la peur.
Nous affirmons notre solidarité avec les immigrants détenus et notre opposition à l’expansion de ces centres de détention.
Nous honorons également ceux qui ont perdu la vie dans les conflits militaires, ainsi que les forces de l’ordre qui ont défendu les institutions démocratiques.
Mais surtout, notre résistance rappelle une vérité fondamentale :
L’Amérique n’appartient ni aux dirigeants autoritaires, ni aux puissances de l’argent, ni à ceux qui gouvernent par la peur.
L’Amérique appartient au peuple.
