
Les premières frappes depuis l’accord du 17 juin ravivent les tensions dans le détroit d’Ormuz et font planer des doutes sur l’avenir des discussions diplomatiques.
Frappes américaines en Iran : les tensions ravivent les inquiétudes dans le détroit d’Ormuz
Les premiers échanges de tirs depuis l’accord du 17 juin fragilisent les négociations entre Washington et Téhéran.
Les récents échanges de tirs entre les États-Unis et l’Iran soulèvent des inquiétudes quant à l’avenir des efforts diplomatiques visant à préserver la sécurité du détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle au commerce mondial du pétrole. Ces incidents surviennent alors que Washington et Téhéran poursuivent des négociations en vue d’un accord global.
Les frappes américaines menées vendredi, les premières connues depuis la signature du protocole d’accord entre les deux pays le 17 juin, faisaient suite à une attaque contre un navire marchand transitant dans le détroit d’Ormuz, selon l’armée américaine.
Washington affirme avoir ciblé plusieurs installations militaires iraniennes, notamment des sites de stockage de missiles et de drones ainsi que des radars côtiers.
Téhéran a vivement condamné ces frappes, les qualifiant de « violation flagrante » de la Charte des Nations unies et du protocole d’accord conclu entre les deux pays.

En représailles, les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, ont annoncé samedi avoir frappé des positions américaines dans la région du Golfe.
« Si l’agression se répète, notre réponse sera encore plus importante », ont averti les Gardiens de la Révolution, selon la télévision d’État iranienne IRIB.
Vendredi soir, les médias d’État iraniens ont également rapporté une explosion près d’un quai du port de Sirik, dans le sud du pays, ainsi que plusieurs tirs d’avertissement visant des navires que l’Iran considère comme étant « en infraction » dans le détroit d’Ormuz.
Les autorités portuaires de la province d’Hormozgan ont toutefois indiqué que le port de Sirik n’avait subi aucun dommage.
Le vice-président américain, JD Vance, a réagi sur le réseau social X en affirmant que l’Iran avait signé un accord de cessez-le-feu qui avait été respecté par Washington.
« S’ils ont des désaccords concernant l’application du protocole d’accord, ils peuvent décrocher leur téléphone. La violence ne fera qu’engendrer davantage de violence », a-t-il déclaré.

Plus tôt, le président Donald Trump avait qualifié l’attaque contre le cargo de « violation stupide » du cessez-le-feu, alors que les deux pays sont engagés dans une période de soixante jours de négociations visant à conclure un accord définitif.
Séismes au Venezuela : le bilan grimpe à 920 morts et plus de 50 000 disparus
Les opérations de secours se poursuivent difficilement dans un pays déjà fragilisé par une grave crise économique et sanitaire.
Le bilan du double séisme qui a frappé le nord du Venezuela continue de s’alourdir. Les autorités font désormais état d’au moins 920 morts, tandis que plus de 50 000 personnes sont toujours portées disparues.
Les deux secousses, de magnitude 7,2 et 7,5, survenues mercredi, ont provoqué d’importantes destructions, particulièrement à La Guaira, une ville côtière située près de Caracas.
Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, a confirmé vendredi le nouveau bilan humain.
À Genève, le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a indiqué à l’AFP que plus de 50 000 personnes étaient toujours introuvables. Il a averti que les opérations de secours demeuraient extrêmement complexes et que le nombre de victimes pourrait encore augmenter.
Les premières équipes internationales de secours sont arrivées sur place afin d’appuyer les interventions. Toutefois, les opérations progressent lentement dans un pays dont les infrastructures et le système de santé sont déjà fortement affaiblis.
À La Guaira, plusieurs quartiers ont été entièrement détruits. Des immeubles se sont transformés en montagnes de gravats où familles, voisins et bénévoles tentent de retrouver des survivants avec des moyens limités.
Ils réclament l’envoi d’équipements spécialisés capables de déplacer les lourds blocs de béton et de découper les structures métalliques.
« Je cherche ma mère, ma femme et mon fils. Nous avons besoin d’aide. Il y a encore des personnes vivantes sous les décombres, mais nous n’avons pas les outils nécessaires pour les sauver », a témoigné Marlon Ochoa, survivant de l’effondrement d’un immeuble.
Charles Milliard critique le Livre bleu du PQ et met en garde contre un nouveau débat référendaire
Le chef du Parti libéral du Québec estime que les priorités des Québécois doivent être l’économie, le logement et les services publics plutôt que la souveraineté.
Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, s’en est pris au Livre bleu dévoilé le 23 juin par le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, qu’il considère comme une feuille de route consacrée à la souveraineté du Québec.
Selon M. Milliard, le contexte économique et géopolitique actuel exige de miser sur la stabilité, des alliances solides et une économie forte. À ses yeux, le projet du PQ entraînerait plutôt une période prolongée d’incertitude politique et économique.
Il reconnaît que le Parti québécois a investi un important travail dans la rédaction de ce document de 525 pages, mais soutient que celui-ci confirme que la principale priorité de Paul St-Pierre Plamondon demeure la tenue d’un référendum sur l’indépendance.
Charles Milliard estime que les préoccupations des Québécois sont tout autres : la crise du logement, l’accès aux soins de santé, le coût de la vie, la croissance économique et la modernisation des infrastructures.
Il affirme que le Québec doit plutôt concentrer ses efforts sur la construction de 100 000 logements, l’amélioration de l’accès à la première ligne en santé grâce à la télémédecine, la protection du français, la réduction de la bureaucratie, la rénovation des infrastructures et le redressement des finances publiques.
Le chef libéral soutient également qu’il faut redonner davantage de pouvoir aux régions et privilégier des solutions concrètes aux défis quotidiens des citoyens.
En conclusion, Charles Milliard affirme vouloir défendre un projet rassembleur.
« Les Québécois n’ont pas besoin d’un autre référendum. Ils ont besoin d’un gouvernement qui se lève chaque matin pour améliorer leur quotidien », soutient-il.

