Le PLQ met en demeure Paul St-Pierre Plamondon après des propos controversés
Les libéraux exigent une rétractation publique du chef péquiste, qu’ils accusent d’avoir établi un lien inacceptable entre le parti, des allégations de financement illégal et le crime organisé.
Les libéraux exigent une rétractation publique du chef péquiste, qu’ils accusent d’avoir établi un lien inacceptable entre le parti, des allégations de financement illégal et le crime organisé.
Le Parti libéral du Québec (PLQ) a transmis une mise en demeure à Paul St-Pierre Plamondon à la suite de déclarations qu’il a faites vendredi lors d’une conférence de presse.
Selon les informations rapportées, le PLQ reproche au chef du Parti québécois (PQ) d’avoir établi un lien jugé inacceptable entre la formation libérale, des allégations de financement illégal et le crime organisé.
Le parti exige une rétractation publique. Si M. St-Pierre Plamondon refuse de revenir sur ses propos, le PLQ pourrait envisager des recours judiciaires.
Lors de son point de presse, le chef péquiste a évoqué les controverses entourant le financement du Parti libéral, notamment les allégations qui ont ébranlé la formation au cours des derniers mois. Il a également soutenu que les électeurs étaient en droit d’obtenir des réponses avant les prochaines élections.
L’UPAC au cœur du débat
Paul St-Pierre Plamondon faisait notamment référence à l’enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) portant sur des allégations de financement illégal liées à la course à la direction du PLQ.
Le chef péquiste a remis en question certaines pratiques de financement politique, évoquant notamment des contributions en argent comptant lors d’activités partisanes. Selon lui, les partis doivent faire preuve de transparence lorsque des doutes ou des soupçons concernent leur financement.
Le PLQ rejette toutefois toute association avec le crime organisé et estime que les déclarations du chef péquiste dépassent les limites du débat politique acceptable.
Une protection juridique limitée
Les élus bénéficient généralement d’une immunité parlementaire pour les propos tenus dans le cadre des travaux de l’Assemblée nationale.
Toutefois, cette protection ne s’applique pas nécessairement aux déclarations faites à l’extérieur de l’enceinte parlementaire, notamment lors de conférences de presse. C’est pourquoi les propos de M. St-Pierre Plamondon pourraient faire l’objet d’une contestation judiciaire s’ils étaient jugés diffamatoires.
Cette mise en demeure ajoute un nouvel épisode de tension entre le Parti libéral du Québec et le Parti québécois, alors que les formations politiques se préparent déjà en vue de la prochaine campagne électorale.
Sources : médias québécois, déclarations publiques des partis.


