Malgré leurs diplômes et leur expérience, plusieurs nouveaux arrivants disent rencontrer des obstacles persistants pour accéder à un emploi à la hauteur de leurs compétences.
Au Québec, de nombreuses personnes immigrantes affirment se heurter à des difficultés importantes lorsqu’elles cherchent un emploi correspondant à leur formation et à leur expérience.
Certaines dénoncent un manque de reconnaissance des diplômes obtenus à l’étranger, tandis que d’autres estiment que le favoritisme et les réseaux personnels jouent parfois un rôle trop important dans les processus d’embauche.
« Même avec un baccalauréat, un diplôme professionnel ou plusieurs années d’expérience, il peut être difficile d’obtenir une première chance », racontent plusieurs travailleurs issus de l’immigration. Pour eux, les compétences ne semblent pas toujours être le principal critère dans certaines décisions de recrutement.
Des candidats disent aussi avoir l’impression que certains postes sont attribués à des proches, à des connaissances ou à des personnes déjà intégrées aux réseaux de l’entreprise. Ces pratiques, lorsqu’elles existent, peuvent créer un sentiment d’injustice et fragiliser la confiance envers les employeurs.
La discrimination en emploi peut prendre plusieurs formes : refus de reconnaître une expérience acquise à l’étranger, exigences linguistiques non nécessaires pour le poste, préjugés liés au nom, à l’accent ou à l’origine, ou encore absence de réponse après de nombreuses candidatures.
Au Québec, les employeurs ont l’obligation d’offrir un milieu de travail sans discrimination. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse rappelle que l’origine ethnique ou nationale, la couleur, la religion et plusieurs autres motifs ne doivent pas influencer l’accès à l’emploi.
Pour améliorer la situation, plusieurs organismes réclament davantage de transparence dans les embauches, une meilleure reconnaissance des compétences et des mécanismes efficaces pour signaler les pratiques discriminatoires.
L’accès à un emploi équitable demeure un enjeu majeur pour l’intégration des nouveaux arrivants et pour l’économie québécoise, qui cherche elle-même à combler des milliers de postes.
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