À l’approche de la campagne électorale, Charles Milliard dévoile sa vision économique pour le Québec, tandis que de nouvelles frappes américaines en Irak ravivent les tensions entre Washington, Téhéran et Bagdad.
Charles Milliard promet de renforcer les liens économiques du Québec
À un mois du déclenchement officiel de la campagne électorale, le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a présenté quatre engagements qu’il qualifie de « clairs » afin de renforcer l’influence du Québec au sein du Canada, développer de nouvelles alliances commerciales et mieux préparer la province aux transformations de l’économie nord-américaine.
« L’économie du Québec dépend largement de sa relation avec les États-Unis et le reste du Canada. Or, le gouvernement du Québec actuel ne tire pas pleinement profit de cette réalité. Moi, j’ai ça dans les tripes : je veux développer davantage l’économie du Québec dans le contexte géopolitique actuel », a déclaré M. Milliard mercredi, lors d’une conférence de presse devant le consulat général des États-Unis à Québec.
S’il est porté au pouvoir le 5 octobre, il promet de « créer des alliances en resserrant les liens » avec les autres provinces, les territoires et le gouvernement fédéral afin de « partir ensemble à la conquête de nouveaux marchés » grâce à des missions commerciales à l’étranger.
Selon lui, le marché canadien demeure sous-exploité par le Québec. Il attribue cette situation au fait que « la CAQ ne s’intéresse pas au Canada », alors que le contexte géopolitique actuel exige une collaboration plus étroite entre les provinces et les territoires.
Charles Milliard plaide également en faveur d’« un libre marché complètement décomplexé », estimant qu’une plus grande ouverture économique permettra au Québec de diversifier ses partenaires commerciaux et de renforcer sa résilience face aux défis internationaux.
Nouvelles frappes américaines en Irak après les avertissements de Trump
Les États-Unis ont mené, dans la nuit de mardi à mercredi, de nouvelles frappes en Irak contre des groupes armés pro-iraniens. Selon Washington, l’opération a été réalisée conjointement avec l’Arabie saoudite, qui avait été visée plus tôt par des missiles tirés depuis le territoire irakien.
Les attaques, menées dans plusieurs villes irakiennes, ont fait 20 morts, dont cinq Iraniens, et 32 blessés parmi les membres du Hachd al-Chaabi. Ce regroupement de factions à majorité chiite est intégré aux forces armées irakiennes et comprend plusieurs groupes armés soutenus par l’Iran.
« Notre riposte contre l’ennemi américain est inévitable et pourrait viser ses intérêts en Arabie saoudite », a déclaré mercredi, dans un communiqué, la Résistance islamique en Irak, une importante coalition armée pro-iranienne.
Selon le journaliste de Fox News, le président Donald Trump a affirmé que les frappes avaient été « coordonnées avec le gouvernement irakien ». Toutefois, la présidence irakienne a vivement contesté cette version, dénonçant une « violation flagrante de la souveraineté de l’Irak ».
Le Conseil ministériel irakien pour la sécurité nationale a par la suite annoncé l’adoption d’« un plan de sécurité global » visant à répondre à toute atteinte à la souveraineté du pays et à empêcher que le territoire irakien soit utilisé pour menacer les États voisins.
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