Défense | Contrat majeur pour les HIMARS et tensions politiques à Washington
Le Canada modernise son armée avec un accord de 1,1 milliard de dollars, tandis que Donald Trump approche d’une échéance clé liée au conflit avec l’Iran
Le Pentagone a annoncé avoir finalisé cette semaine un contrat de 1,1 milliard de dollars américains avec le géant de la défense Lockheed Martin pour la production de systèmes d’artillerie mobile HIMARS, destinés notamment au Canada.
Dans le cadre de la modernisation de ses forces armées, Ottawa prévoit l’acquisition de 26 systèmes HIMARS. La commande, amorcée en mars 2025 et confirmée en octobre de la même année, représente un investissement estimé à 1,75 milliard de dollars américains (environ 2,4 milliards de dollars canadiens).
Selon le département américain de la Défense, ce contrat vise à répondre aux besoins urgents de l’armée américaine, du Corps des marines, ainsi que de plusieurs partenaires internationaux, dont le Canada, l’Australie, l’Estonie, la Suède et Taïwan.
Échéance politique à Washington
Parallèlement, Donald Trump approche de la limite de 60 jours pour obtenir l’autorisation du Congrès concernant l’engagement militaire des États-Unis dans le conflit avec l’Iran.
Selon la Constitution américaine, seul le Congrès détient le pouvoir de déclarer la guerre. Toutefois, une loi adoptée en 1973 permet au président de lancer une intervention militaire temporaire en cas d’urgence.
Cette législation exige néanmoins que toute opération dépassant 60 jours obtienne une approbation du pouvoir législatif. Malgré cela, l’administration américaine laisse entendre qu’elle pourrait ne pas se conformer à cette obligation, une situation qui suscite des tensions politiques à Washington.
À retenir
Entre modernisation militaire et enjeux constitutionnels, ces développements illustrent un contexte où défense, politique et droit se croisent dans un climat international tendu


