COMMUNICATION — BUREAU DU MINISTRE RESPONSABLE DU COMMERCE DU CANADA
Canada–États-Unis : des discussions intensives se poursuivent
« Le Canada mène des discussions intensives avec les États-Unis afin de régler les questions commerciales en suspens, dans l’intérêt mutuel des deux pays. »
Bureau du ministre responsable du Commerce du Canada, Dominic LeBlanc
Charles Milliard croit toujours aux chances du PLQ de renverser la vapeur
Malgré l’avance du Parti québécois dans les sondages, le chef libéral mise sur les indécis et sur l’attrait des Québécois pour les « underdogs »
SAINT-LAMBERT — Même si les sondages continuent de donner le Parti québécois favori pour former le prochain gouvernement, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, demeure convaincu que ses troupes peuvent renverser la vapeur. Il mise notamment sur l’attrait des Québécois pour les « underdogs », ces concurrents considérés comme sous-estimés.
« On verra ce qui va arriver, mais je suis certain que les Québécois en ont fini avec la CAQ. Ils cherchent un successeur. Ils veulent voir qui je suis, ce que je propose et qui compose mon équipe », a déclaré le chef libéral, qui s’exprimait alors en anglais.
Un peu plus tôt, devant des militants de l’aile jeunesse et des dizaines de candidats, Charles Milliard avait souligné la proportion importante d’électeurs indécis. Selon un récent sondage de la firme Synopsis, environ 20 % des électeurs n’auraient toujours pas arrêté leur choix, une situation qui pourrait, selon lui, jouer en faveur du PLQ.
« On est en bonne position. Le Parti québécois, oui, il est premier, mais il ne monte jamais. Et vous voulez savoir une autre affaire qui ne monte jamais ? L’appui à la souveraineté. Les Québécois ne veulent pas de référendum », a-t-il lancé.
Selon un sondage Synopsis publié récemment, l’appui à la souveraineté du Québec atteindrait 31 % si un référendum avait lieu aujourd’hui. Malgré cela, le Parti québécois conserve une avance importante sur le PLQ dans les intentions de vote.
La formation dirigée par Paul St-Pierre Plamondon recueillerait actuellement 30 % des intentions de vote, ce qui laisse entrevoir, à ce stade, la possibilité d’un gouvernement minoritaire. Le PLQ suivrait avec 26 %, devant la Coalition avenir Québec (CAQ), à 20 %. Le Parti conservateur du Québec obtiendrait 15 %, tandis que Québec solidaire fermerait la marche avec 9 %.
La campagne électorale devrait être déclenchée autour du 27 août et durer 39 jours, soit la durée maximale prévue par la loi, selon les informations disponibles. Le gouvernement mise notamment sur cette longue campagne pour tenter de modifier la dynamique actuelle et rattraper le Parti québécois, qui domine les sondages.
Financement des écoles privées : le statu quo
La précampagne électorale est déjà bien amorcée. Samedi, Charles Milliard a profité du 44e congrès de la Commission-Jeunesse du PLQ, organisé au Collège Durocher de Saint-Lambert, pour dévoiler certains engagements de son éventuelle campagne électorale.
Le chef libéral s’est notamment engagé à lancer, dans les 100 premiers jours d’un éventuel gouvernement qu’il dirigerait, des travaux menant à des « états généraux » sur l’éducation.
« Vous savez donc mieux que quiconque qu’il est temps de réparer et de rebâtir ensemble notre système d’éducation. Il est grand temps de se rassembler, de réparer et de bâtir l’éducation de demain », a-t-il déclaré, rappelant que le dernier exercice de ce genre remonte à 1995.
Sur la question du financement des écoles privées, Charles Milliard ne prévoit toutefois pas de changement majeur. Il s’est dit favorable au maintien du niveau actuel des subventions publiques.
« Personnellement, je suis à l’aise avec le système actuel, donc le maintien [de la hauteur des subventions de l’État] », a-t-il indiqué aux journalistes.
Il a toutefois insisté sur le fait que les éventuels états généraux devraient permettre une véritable discussion sur l’avenir du système d’éducation.
« Mais je ne veux pas laisser l’impression que ce ne seront pas de vrais états généraux sur l’éducation. Ce sera vraiment une discussion », a-t-il ajouté.
La jeunesse au cœur des engagements
Parmi les 17 propositions soumises par les jeunes libéraux figurait la création d’un ministère de la Jeunesse. La proposition a rapidement obtenu l’appui de Charles Milliard.
Le chef libéral a même promis d’aller plus loin en annonçant qu’il entendait conserver directement la responsabilité du dossier de la jeunesse au sein de son propre ministère, s’inspirant ainsi de l’un de ses prédécesseurs, Philippe Couillard.
« Dans les huit dernières années, vous avez été ballottés de ministère en ministère. Je vous garantis que la jeunesse sera sous ma responsabilité, dans mon ministère », a-t-il assuré.
Charles Milliard s’est également engagé à mettre en place un régime d’accession à l’entrepreneuriat (RAE), à rémunérer les stages et à « revoir et simplifier l’aide financière aux études ».
À quelques semaines du déclenchement attendu de la campagne électorale, le chef libéral cherche ainsi à convaincre les électeurs indécis que le PLQ peut encore créer la surprise et s’imposer comme une véritable alternative au Parti québécois.




