L’équipe canadienne féminine affrontera le Danemark en octobre, plus de 60 faux tableaux de Norval Morrisseau sont retirés du marché, Hydro-Québec étudie l’effacement de dettes dans les communautés autochtones, tandis que les « nuages de feu » aggravent les incendies de forêt en
L’équipe canadienne féminine de soccer affrontera le Danemark en octobre
L’équipe canadienne féminine de soccer disputera deux matchs amicaux contre le Danemark en octobre, dans le cadre de sa préparation aux qualifications pour la Coupe du monde féminine de 2027.
Soccer Canada a annoncé mardi que la sélection nationale affrontera le Danemark le 9 octobre au stade Saputo, à Montréal, puis le 12 octobre au BMO Field, à Toronto.
Ces rencontres serviront de préparation en vue des qualifications de la CONCACAF, prévues en novembre. Ce tournoi déterminera les équipes qui représenteront la région à la Coupe du monde féminine de 2027 ainsi qu’aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
L’équipe canadienne n’a pas joué devant ses partisans depuis juin 2025, lorsqu’elle avait affronté Haïti à Montréal et à Winnipeg.
Le Canada occupe actuellement le 9e rang du classement mondial de la FIFA, tandis que le Danemark est classé 12e. Les deux sélections se sont affrontées à six reprises et comptent chacune trois victoires.
Leur dernière confrontation remonte à la Coupe de l’Algarve, au Portugal, en 2017. Le Canada s’était alors imposé par la marque de 1 à 0.
Plus de 60 faux tableaux de Norval Morrisseau retirés du marché
Une firme canadienne spécialisée dans l’authentification d’œuvres d’art a retiré du marché plus de 60 tableaux faussement attribués à l’artiste anishinabe Norval Morrisseau. Ces contrefaçons, qui seront bientôt marquées de façon permanente et conservées à des fins de recherche, ravivent un chapitre sensible du plus important scandale de fraude artistique au Canada.
Selon Art Experts Canada, les œuvres ne seront ni revendues ni retournées à leurs propriétaires.
Dans un communiqué publié le 23 juillet, l’entreprise faisait état d’une cinquantaine de tableaux. Toutefois, son président-directeur général, l’avocat Jonathan Sommer, affirme que le nombre dépasse maintenant la soixantaine.
« Les tableaux sont en notre possession. Lorsque nous disons qu’ils ont été retirés du marché, cela signifie qu’ils n’y retourneront pas », explique-t-il.
Les œuvres ont été acquises directement ou remises par des clients venus les faire authentifier. Dans plusieurs cas, Art Experts Canada a renoncé à ses honoraires ou en a remboursé une grande partie afin de convaincre les propriétaires de céder les tableaux.
« Cela a représenté énormément de travail bénévole et, dans certains cas, de l’argent directement sorti de nos poches », souligne Jonathan Sommer.
Cette affaire remet également en lumière les allégations selon lesquelles certains enfants de Norval Morrisseau auraient participé à l’authentification et à la mise en circulation de faux tableaux.
Hydro-Québec étudie l’effacement de dettes dans les communautés autochtones
Hydro-Québec étudie un rapport recommandant l’effacement de plus de 250 millions de dollars en factures d’électricité impayées par des membres des Premières Nations et des communautés inuites.
La société d’État affirme analyser les recommandations du document, qui lui a été remis vendredi, dans le cadre de sa démarche de réconciliation avec les peuples autochtones, tout en cherchant à maintenir l’équité envers l’ensemble de sa clientèle.
Selon Hydro-Québec, près de la moitié des membres des communautés autochtones ont des dettes envers la société d’État.
À Matimekush–Lac John, à la frontière du Labrador, les clients résidentiels devaient en moyenne 65 000 $ en factures impayées en 2024. À Chisasibi, près de la Baie-James, cette moyenne atteignait environ 39 000 $.
Plusieurs chefs autochtones soutiennent que leurs membres devraient bénéficier de l’électricité gratuitement, faisant valoir que cette énergie est produite à partir de l’exploitation de leurs territoires traditionnels.
À l’heure actuelle, aucun traité ni aucune entente ne reconnaît toutefois aux membres des Premières Nations ou aux Inuit le droit d’être exemptés du paiement de leur électricité.
Jusqu’en 2024, Hydro-Québec estimait qu’il était nécessaire de récupérer les sommes dues par souci d’équité envers tous ses clients.
L’an dernier, près de 186 000 clients québécois, soit environ 4 % de la clientèle, ont conclu une entente de paiement avec la société d’État en raison de difficultés financières.
La principale recommandation du rapport, rédigé par François Rollard, propose qu’Hydro-Québec cède aux Premières Nations et aux Inuit les créances non prescrites liées aux factures d’électricité. Les conseils de bande décideraient alors eux-mêmes s’ils souhaitent recouvrer ces sommes ou les annuler.
Selon le rapport, cette mesure s’inscrirait dans une démarche de réconciliation économique visant à établir des relations fondées sur le respect, la confiance et la reconnaissance des réalités historiques et contemporaines.
Les « nuages de feu » amplifient les incendies de forêt
De plus en plus fréquents en Amérique du Nord et en Europe, les pyrocumulonimbus, aussi appelés « nuages de feu », transforment les incendies de forêt en véritables générateurs de phénomènes météorologiques extrêmes.
Bien connus en Australie, aux États-Unis et au Canada, ces nuages frappent désormais la France et l’Espagne, où les incendies récents ont favorisé leur formation.
Loin d’être de simples conséquences des feux de forêt, les pyrocumulonimbus peuvent en intensifier la puissance en générant des vents violents, des éclairs et des conditions météorologiques imprévisibles qui compliquent le travail des pompiers.
Ils se forment lorsque des incendies de grande ampleur dégagent d’immenses quantités de chaleur, de fumée et d’humidité.
Le phénomène repose sur une combinaison de chaleur extrême et de condensation. En brûlant, la végétation libère une importante quantité de vapeur d’eau. La chaleur intense du brasier surchauffe l’air près du sol, qui s’élève rapidement comme dans une immense cheminée. En refroidissant en altitude, cette vapeur se condense et forme un imposant nuage pouvant atteindre plusieurs kilomètres de hauteur.
Ces formations nuageuses peuvent ensuite alimenter le feu en créant leurs propres systèmes météorologiques, rendant les incendies encore plus difficiles à maîtriser.
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