À retenir aujourd’hui : nouvelles recrues au PLQ, coup dur pour Auger-Aliassime et émouvants adieux de Monfils
Le Parti libéral du Québec renforce son équipe avec deux candidats de renom, tandis que l’Omnium Banque Nationale est marqué par le forfait de Félix Auger-Aliassime et la dernière apparition de Gaël Monfils devant le public montréalais.
Le Parti libéral du Québec recrute James Hughes et officialise la candidature de Michel Leblanc
Le Parti libéral du Québec (PLQ) mise sur deux nouvelles recrues de premier plan en vue des prochaines élections provinciales.
D’une part, le parti a recruté James Hughes, président-directeur général de la Mission Old Brewery, afin de succéder à la députée sortante Marie-Claude Nichols dans la circonscription de Vaudreuil. L’information, d’abord révélée par La Presse, a été confirmée par Radio-Canada. L’annonce officielle du PLQ est attendue jeudi.
Figure bien connue de la lutte contre l’itinérance à Montréal, M. Hughes possède déjà une expérience politique. Il avait été candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans la circonscription fédérale de Notre-Dame-de-Grâce–Westmount lors des élections de 2015, où il avait été défait par le libéral Marc Garneau.
Députée de Vaudreuil depuis 12 ans, Marie-Claude Nichols a annoncé cette semaine qu’elle ne solliciterait pas un nouveau mandat en raison de circonstances familiales qui nécessitent désormais sa présence.
Par ailleurs, le chef libéral Charles Milliard a officialisé mercredi la candidature de Michel Leblanc, ancien président-directeur général de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, située dans le sud-ouest de Montréal.
En conférence de presse, M. Milliard a présenté cette candidature comme une recrue de premier plan sur le plan économique.
« Nous avons besoin de remettre l’économie du Québec sur les rails. Je pense que nous avons trouvé un conducteur de train de grande qualité », a-t-il déclaré devant des militants et plusieurs élus libéraux, actuels et anciens.
Le chef libéral a toutefois refusé de préciser si Michel Leblanc pourrait éventuellement occuper les fonctions de ministre de l’Économie ou des Finances dans un éventuel gouvernement libéral.
De son côté, Michel Leblanc s’est décrit comme un économiste profondément attaché aux valeurs de solidarité.
« Le développement économique doit se faire avec équité et dans un esprit de solidarité envers la communauté », a-t-il affirmé.
La nouvelle de sa candidature avait été révélée mardi par Radio-Canada. À la tête de la CCMM de 2009 à 2025, M. Leblanc s’est notamment illustré par ses prises de position sur les enjeux économiques et ses critiques des politiques d’immigration du gouvernement caquiste. Son nom avait également circulé comme possible candidat à la mairie de Montréal.
Âgé de 63 ans, Michel Leblanc explique que le contexte économique actuel et les nombreux défis auxquels fait face le Québec l’ont convaincu de faire le saut en politique après une année de pause professionnelle.
Titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sciences économiques de l’Université de Montréal, il a notamment travaillé au ministère des Finances du Canada, à l’Institut de recherche en politiques publiques, à Montréal International, à Génome Québec ainsi qu’au sein de la firme SECOR.
Les anciens ministres libéraux des Finances Raymond Bachand et Monique Jérôme-Forget étaient présents lors de l’annonce officielle. Avec cette candidature, Michel Leblanc devient le 84e candidat confirmé du Parti libéral du Québec en vue des élections du 5 octobre prochain.
Félix Auger-Aliassime contraint de déclarer forfait à Montréal
Le Québécois Félix Auger-Aliassime a été contraint de se retirer de l’Omnium Banque Nationale quelques heures avant son entrée en scène en raison de douleurs au dos ressenties lors d’un entraînement.
Deuxième tête de série du tournoi, le joueur de 25 ans a annoncé en conférence de presse qu’il n’était pas en mesure de disputer son match prévu mercredi soir.
« J’ai commencé à ressentir une douleur lundi. C’est arrivé assez soudainement », a-t-il expliqué.
Présent à Montréal depuis deux semaines pour préparer le tournoi, Auger-Aliassime espérait une amélioration de son état.
« Je pensais que les choses iraient mieux, mais lorsque j’ai tenté de m’échauffer aujourd’hui, je pouvais à peine servir. Il m’était impossible de jouer au niveau qu’exige une compétition comme celle-ci », a-t-il déclaré.
Le Québécois devait affronter le Français Titouan Droguet, issu des qualifications, au deuxième tour sur le court central du Stade IGA.
Les organisateurs avaient déjà reporté sa rencontre, initialement prévue mardi, afin de lui offrir une journée supplémentaire de récupération.
« Lundi, Félix croyait sincèrement qu’une journée de plus serait suffisante », a expliqué la directrice du tournoi de Montréal, Valérie Tétreault.
Malgré les traitements et la médication, le Canadien a finalement dû se résoudre à déclarer forfait.
« Ce matin, j’ai dû accepter qu’il n’y aurait pas de miracle », a-t-il conclu.
Gaël Monfils fait ses adieux au public montréalais
Le public montréalais a rendu un vibrant hommage à Gaël Monfils mercredi soir, alors que le Français disputait le dernier match de sa carrière au Stade IGA dans le cadre de sa tournée d’adieu.
À 39 ans, après plus de deux décennies sur le circuit professionnel, Monfils s’est incliné en trois manches, 3-6, 6-0 et 3-6, face au jeune Américain Learner Tien.
En l’absence de Félix Auger-Aliassime, forfait quelques heures auparavant, le Français est devenu la principale attraction de la soirée. Les gradins du court central étaient remplis pour saluer celui qui est devenu, au fil des années, l’un des joueurs les plus appréciés du public montréalais.
Même si plusieurs spectateurs avaient acheté leurs billets pour encourager le meilleur joueur canadien, ils ont réservé à Monfils une ovation digne de sa longue relation avec Montréal, un privilège rarement accordé à un joueur étranger.
Redescendu au 347e rang mondial, le vétéran a cédé la première manche et a semblé éprouver certaines difficultés physiques. Malgré tout, il a une fois de plus démontré son talent spectaculaire, multipliant les coups d’éclat qui ont fait sa réputation et soulevant la foule à plusieurs reprises.
Après avoir pris les devants au début de la manche décisive, Monfils a progressivement vu la fatigue le rattraper après deux heures d’efforts, permettant à Learner Tien de reprendre le contrôle du match.
Très ému après la rencontre, le jeune Américain de 19 ans a salué son prestigieux adversaire.
« Quand j’étais enfant, je regardais ses meilleurs moments sur YouTube. Je n’aurais jamais imaginé partager un jour le même court que lui. À certains moments, j’avais l’impression qu’il allait réussir à rejoindre toutes les balles », a confié Learner Tien.
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